(LCP) Compte tenu du contexte socioéconomique actuel, la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’oeuvre « reste un instrument pertinent pour favoriser pleinement l’essor des compétences de la main-d’oeuvre québécoise », selon un rapport sur sa mise en oeuvre qui couvre la période 2013-2018.

 

« Pour consolider et améliorer les résultats d’application de ce levier, il importera de disposer d’une meilleure compréhension des besoins en matière de développement des compétences et de déployer des efforts accrus de valorisation, d’accompagnement et de soutien des entreprises en matière de formation continue en emploi », peut-on y lire en conclusion.

 

Aussi, la diminution « planifiée, mais importante » de l’excédent cumulé du Fonds de développement et de reconnaissance des compétences de la main-d’oeuvre « invite la Commission des partenaires du marché du travail à prioriser davantage ses interventions et à maintenir un niveau d’affectation budgétaire annuelle permettant la mise en oeuvre de programmes de subvention efficients ainsi que le maintien d’un équilibre financier entre les produits et les charges, afin d’assurer la pérennité du Fonds ».

 

Le rapport quinquennal mentionne également que plusieurs modifications à la réglementation et aux programmes du Fonds sont en cours ou en vigueur depuis peu. « Il sera important de s’assurer que ces changements concourent à l’atteinte des objectifs de ces deux lois ainsi qu’à ceux établis par le gouvernement et la Commission des partenaires du marché du travail, notamment sur le plan de l’adéquation entre la formation, les compétences et l’emploi. »

 

Notons que ce rapport sur la mise en application de la loi a été déposé par le ministre du Travail, Jean Boulet, à l'Assemblée nationale. Il offre une réflexion sur sa pertinence. C'est le quatrième depuis son entrée en vigueur en 1995. Il offre aussi une rétrospective de son application et de ses effets auprès des entreprises et de la main-d’oeuvre du Québec.

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