(LCP) Malgré des changements législatifs apportés à la Loi sur l’équité salariale en 2019, « je suis conscient que des réflexions doivent se poursuivre concernant la Loi », écrit le ministre du Travail, Jean Boulet, dans une lettre en réponse à une pétition.

 

« C’est pour cette raison que le Rapport (sur la mise en œuvre de la Loi) que j'ai déposé à l’Assemblée nationale le 6 juin 2019 contient une douzaine de pistes de réflexion et considérations que je m'engage à analyser », dit-il.

 

« À cet égard, j’ai mandaté le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale pour analyser ces pistes de réflexions et considérations qui couvrent les six thèmes suivants : l’information et la transparence, une reddition de comptes moins fréquente, une simplification et un soutien qui favorisent l’atteinte des objectifs de la Loi, des moyens dissuasifs afin d’assurer le respect de la Loi, des obligations qui croissent avec la taille de l’entreprise et d’autres considérations telles la recherche sur l’écart salarial hommes/femmes », énumère Jean Boulet.

 

Ce dernier répondait à quelques milliers de pétitionnaires qui lui réclament de procéder dans les meilleurs délais à une révision de la Loi sur l’équité salariale, dans le but notamment de verser rétroactivement à la date de l'événement discriminatoire tous les ajustements salariaux qui sont dus.

 

Le ministre affirme que sa pièce législative adoptée l’année dernière a permis de se conformer à un jugement de la Cour suprême du Canada, mais aussi d'améliorer de nombreux éléments dans le processus d’équité salariale.

 

Il cite notamment en exemple le nouveau processus qui a été mis en place afin de favoriser la participation des salariés lorsqu’un employeur décide de procéder seul à l’évaluation du maintien de l’équité salariale.

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