(LCP) Le ministre des Transports se dit préoccupé par la fin graduelle des indemnités pour les personnes accidentées de la route lorsqu’arrive l’âge de la retraite et qu’elles n’ont pas ou peu de revenus de retraite.

 

François Bonnardel a demandé à la Société de l’assurance automobile du Québec de lui « proposer des solutions » concernant la dégression de l’indemnité de remplacement du revenu à 65 ans et de l’arrêt complet de celle-ci à 68 ans.

 

Québec solidaire lui réclamait par écrit d’accompagner ces personnes, « que ce soit par le maintien d’indemnités de remplacement de revenu de la SAAQ ou par un autre programme qui viendrait bonifier les revenus de retraite pour combler l’écart de revenu que la cessation des indemnités pourrait générer ».

 

Retour à l’emploi

Le ministre juge cependant non « nécessaire » comme le demande QS de modifier la législation pour instaurer une diminution progressive de l’indemnité quand une personne accidentée exerce un emploi lui procurant un revenu brut égal ou supérieur.

 

« Dans la situation que vous exposez, l’accidenté est retourné au travail et retire de ce travail un revenu égal ou plus élevé que celui gagné à l’accident. Il appert donc que l’accidenté n’a plus de perte économique liée à l’accident », tranche François Bonnardel.

 

Travailleurs autonomes

Par ailleurs, il « n’apparaît pas opportun » non plus de modifier la législation afin que le calcul de l’indemnité de remplacement du revenu d’un travailleur autonome tienne compte du revenu qu’il aurait pu raisonnablement s’attendre à recevoir plutôt que sur la base de ses revenus gagnés au moment de l’accident. La SAAQ « n’indemnise pas la perte de revenus potentiels », signale le ministre des Transports.

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