(LCP) L’Assemblée nationale a adopté à l'unanimité le projet de loi 77 sur l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec. Cela était réclamé dans le secteur agroalimentaire depuis trente ans, selon le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne.

 

Le Québec se dote d’un « vaisseau amiral » dans le domaine, dit-il, pour offrir la formation dans sept programmes techniques spécialisés qui regroupent près de 1 000 étudiantes et étudiants chaque année.

 

Une fois sanctionnée, la loi créera un organisme gouvernemental qui offre de la formation dans un domaine précis et qui a un statut semblable à celui de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec. L'ITAQ pourra assurer un suivi efficace de ses engagements en vertu du Plan d'agriculture durable.

 

Il disposera d’une infrastructure pédagogique telle que des fermes-écoles, usines de transformation alimentaire, jardin pédagogique, centre équestre, centres de compostage, complexes serricoles, atelier de soudure et d'aménagement paysager, pavillon horticole écoresponsable, unité de production laitière biologique.

 

Début : 1er juillet 2021

Les travaux de transition commenceront sous peu en vue de s'assurer que l'Institut commencera officiellement ses activités le 1er juillet. Des démarches seront aussi entreprises pour pourvoir les postes de directeur général et de directeur des études et nommer les membres du conseil d'administration.

 

Une fois formé, le premier conseil d'administration devra établir et adopter les règles de gestion interne ainsi que les règlements généraux liés à la nouvelle structure de gouvernance de l'ITAQ.

 

Le ministère mettra à la disposition de l’organisme l'expertise utile au processus de transition et continuera à assumer les charges et les responsabilités liées aux services de gestion jusqu'à ce qu’il puisse s'en acquitter de façon autonome.

 

« On donne les moyens au vaisseau amiral, la formation bioalimentaire au Québec, de se déployer au maximum de ses capacités, c'est certainement stratégique », indique André Lamontagne.

 

L'Institut de technologie agroalimentaire du Québec, qui succédera à l'Institut de technologie agroalimentaire , fonctionnera selon les mêmes règles que les autres établissements d'enseignement de niveau collégial qui offrent des programmes de formation semblables.

 

« La formation est passée d'un niveau stratégique à un niveau aussi plus tactique parce qu'on a vu, depuis des années, à quel point tout ce qui touche l'agroalimentaire, la question de l'innovation, les enjeux de productivité, les enjeux de tout ce qui touche les changements climatiques, les nouvelles pratiques culturelles et tout ça, qu'est-ce que ça fait? Ça impose aux entreprises agricoles d'avoir, à chaque jour, davantage de compétences, davantage de compréhension de ce qu'ils mettent en œuvre », selon le ministre.

 

On croit que les nouvelles dispositions faciliteront le recrutement de personnel dont le champ d'expertise cadre avec la mission d'un établissement d'enseignement, favorisera la valorisation des installations de pointe de l'Institut et l’aidera à assumer pleinement son mandat national, notamment en facilitant les partenariats et la collaboration avec d'autres établissements d'enseignement dans les régions, partout au Québec.

 

Le secteur agroalimentaire, « c'est 130 000 emplois, c'est 9,2 milliards $ de revenus agricoles primaires, 33 milliards $ de livraisons manufacturières, c'est 3 000 entreprises de transformation alimentaire principalement dans les régions du Québec, à la grandeur du Québec », précise le ministre.

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