(LCP) L'adoption du projet de loi 31 modifiant principalement la Loi sur la pharmacie afin de favoriser l’accès à certains services a été bien accueillie dans le monde de la pharmacie.

 

Rappelons qu'à compter d'aujourd'hui, les pharmaciens peuvent évaluer la condition physique et mentale d'une personne dans le but d'assurer l'usage approprié de médicaments, effectuer un prélèvement en introduisant un instrument dans le pharynx, prescrire un médicament de vente libre lorsque la situation clinique ou toute autre circonstance le justifie.

 

Ils peuvent aussi administrer un médicament aux fins de la vaccination, administrer un médicament lors d'une situation d'urgence, prescrire un médicament lors de la vaccination et prescrire lors d'une urgence nécessitant l'administration de salbutamol.

 

Selon Benoit Morin, président de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires, « les nouveaux actes consentis à nos membres reflètent l'évolution de la profession du pharmacien qui tend vers un travail beaucoup plus axé sur les services cliniques. Nous saluons cette initiative de l'Ordre des pharmaciens du Québec et du ministère de la Santé et des Services sociaux. »

 

L'ajout, avec le projet de loi 31, de certains services cliniques, ainsi que l'assouplissement de certaines conditions dans l'exercice de la profession de pharmacien, accroîtront la capacité des quelque 2 000 points de services que représentent les pharmacies communautaires en première ligne de soins.

 

« Il s'agit d'un grand jour pour la pharmacie. Dans le contexte actuel de la pandémie COVID-19, il est également plus que positif de permettre aux pharmaciens d'avoir de nouveaux moyens et une plus grande autonomie dans leur offre de soins et services à la population », souligne Bertrand Bolduc, président de l'Ordre des pharmaciens.

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