(LCP) Le maire de Québec demande au gouvernement Legault de résister aux chants des sirènes des propriétaires d'immeubles qui prétextent la pandémie pour réclamer des baisses de taxes municipales.

 

« Des grands consortiums immobiliers quand ça va bien, ils ne demandent pas qu'on augmente leur évaluation, puis quand ça va mal... », indique Régis Labeaume. « Je comprends que des grands consortiums immobiliers ont des problèmes, mais les problèmes sont mondiaux », dit-il à la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, pendant la consultation en commission parlementaire sur le projet de loi 67 instaurant un nouveau régime d’aménagement dans les zones inondables des lacs et des cours d’eau, octroyant temporairement aux municipalités des pouvoirs visant à répondre à certains besoins.

 

« Le lendemain de la pandémie, il y a des grands consortiums qui voulaient qu'on baisse immédiatement leur établissement. Je regrette parce que si on fait ça, ça va être le citoyen qui va payer », craint le maire de Québec.

 

« Je ne sais pas pourquoi on baisserait la valeur d'actifs de grands consortiums immobiliers et que, par ailleurs, on ferait payer les salariés pour remplacer cette valeur ça n'a aucun sens. Alors, je dis au gouvernement : n'acceptez aucun argument là-dessus. Madame la ministre persévérez. C'est exactement ce qu'il faut faire, sinon ça va bouleverser complètement les finances des villes. »

 

« Il y a des gens là-dedans qui n'ont pas beaucoup d'éthique. Quand tu demandes à la ville d'annuler toutes les taxes dans l'année et de mettre la valeur de ta bâtisse à zéro, ça vous donne un peu la température de l'eau sur l'intention de grands propriétaires immobiliers », dit-il.

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