(LCP) Le personnel du futur ministère de la Cybersécurité et du Numérique proviendra essentiellement du regroupement de deux instances, selon le projet de loi 6 du ministre Éric Caire, dont les consultations débutent ce matin.

 

Il sera composé du personnel du Sous-secrétariat du dirigeant principal de l’information et de la transformation numérique et de celui d’Infrastructures technologiques Québec, une entité issue du démantèlement du Centre des services partagés.

 

« Actuellement, l'ITQ, c'est 1 800 employés, puis le secrétariat du dirigeant principal, à ma connaissance, ils sont à 170 », signale le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale.

 

« Donc, en termes d'effectifs, on garde les mêmes personnes, dit Éric Caire. C'est des pouvoirs nouveaux que la loi va donner et c'est une entité qui va être opérationnelle. On va pouvoir livrer des choses. On va pouvoir faire des choses », assure-t-il.

 

En créant le ministère, cependant, « il y a des postes de très haut niveau qui vont s'ouvrir, nécessairement. Là, on parle de sous-ministre associé et des postes de hauts fonctionnaires qui vont s'ouvrir. On va aller chercher toutes les compétences disponibles », soumet le ministre.

 

Avec près de 2 000 employés, « c'est probablement un des plus gros » ministères, mais « on ne sera pas de trop », affirme Éric Caire.

 

« On va assurer la sécurité et la transformation numérique. Ce n'est pas simplement du gouvernement. Il faut comprendre qu'on s'occupe aussi des réseaux. C'est le gouvernement du Québec. Donc, on va travailler avec Hydro-Québec. On va travailler avec la SAAQ. On va travailler avec les organismes du gouvernement. […] Donc, on quand même un champ assez large à couvrir », dit-il.

 

Pas tous les employés

Chez Infrastructures technologiques, toutefois, les employés qui exercent leurs fonctions à la direction des communications deviendraient des employés du ministère du Conseil exécutif, siège des communications gouvernementales.

 

« La classe d’emploi des avocats et notaires au sein de la direction des affaires juridiques d’Infrastructures technologiques Québec ou qui appartiennent à la classe d’emploi de cadre juridique de cette même direction […] deviendraient des employés du ministère de la Justice », précise le mémoire.

 

Selon les chiffres fournis au Conseil des ministres, « en décembre 2020, 22 868 ressources travaillaient au sein de l’administration publique en ressources informationnelles, soit 18 538 internes et 4 330 externes. À cette même date, 1 960 postes étaient vacants ».

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