(LCP) Un vote nominal aura lieu ce matin à l’Assemblée nationale sur les crédits budgétaires pour l'exercice financier se terminant le 31 mars 2020. Le débat restreint à ce sujet a eu lieu hier.

 

L’exercice des crédits, qui dure habituellement 200 heures, « est un processus qui est non seulement important, mais que je dirais qui est perfectible », admet le président du Conseil du trésor Christian Dubé. « Est-ce que ça peut être amélioré? Je crois que oui. »

 

Sur la forme, dit-il, « on entend souvent toutes sortes de commentaires là-dessus, et je pense qu'il est intéressant de pouvoir tester la non-partisanerie au cours de la prochaine année puis de voir comment tous les partis pourraient collaborer pour améliorer ce processus-là ».

 

Députés ministériels

Pour sa part, le député libéral André Fortin se porte à la défense des députés ministériels puisqu’il y a eu 183 heures de travaux et non pas 200 comme le prétend le ministre.

 

« La partie gouvernementale a choisi à maintes reprises, dans plusieurs commissions différentes, de ne pas utiliser toutes les heures qui leur étaient disponibles pour poser des questions au ministre qui est en face d'eux. »

 

Selon lui, « il y a des députés qui auraient apprécié l'opportunité de questionner la ministre, le ministre sur un dossier ou un autre de leur comté devant les caméras, devant les médias. Parce que les médias écoutent souvent les études de crédits », dit-il. Mais la « maison mère » de la CAQ en a décidé autrement.

 

Au contraire, le député Vincent Marissal de Québec solidaire juge que ce temps accordé au gouvernement serait mieux utilisé par l’opposition.

 

« Quand on entend, par exemple, des questions plantées, préparées d'avance, alors que les partis de l'opposition qui ont ça d'épais de questions, mais ça, de temps pour les poser, ça donne un peu de frustration, ça donne surtout des moments surréalistes », constate-t-il.

 

Peu de temps, mais important

Avec le statut de troisième opposition, le PQ dispose de peu de temps pour poser des questions, mais l’exercice est nécessaire, commente le député péquiste Martin Ouellet.

 

« La nouvelle configuration de l'Assemblée nationale nous a placés dans l'obligation de poser des questions rapidement, considérant le fait que nous n'avions pas beaucoup de temps. Mais, malgré ça, c'est un exercice qui est important pour nous. »

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