(LCP) Les députés de l’Assemblée nationale se prononcent sur une foule de sujets d’intérêt public, que ce soit au Salon bleu, en conférence de presse ou sur les réseaux sociaux. Voici quelques déclarations recueillies durant la période du 7 au 9 mai.

 

La députée Manon Massé, de Québec solidaire, dresse un parallèle entre son orientation sexuelle et le projet de loi 21 qui interdira le port de signes religieux chez les enseignants :

« À l'époque, une large partie de la population était convaincue que nous, les gais et lesbiennes, on ne pouvait pas enseigner ou s'occuper des enfants, parce que, dans les faits, on allait les contaminer avec notre différence. Une chance que les politiciens de l'époque puis ceux qui ont suivi n'ont pas appuyé leur seul jugement sur les qu'en-dira-t-on, parce qu'aujourd'hui il manquerait bien des profs à l'école. »

 

La députée caquiste MarieChantal Chassé sur la vente d’alcool il y a une cinquantaine d’années :

« Les Québécois devaient se rendre à la Commission des liqueurs, et un agent derrière le comptoir leur remettait une bouteille d'alcool alors enveloppée dans du papier brun, comme si c'était péché. Bon, c'est un doux péché, mais enfin... Alors, c'est des relents de la prohibition qu'on retrouvait en Amérique au début du siècle passé. Au Québec, on le sait, on a une attitude plutôt de tempérance que d'abstinence, et la première succursale de libre-service de la Société des alcools s'est ouverte en 1970. »

 

Le député libéral Gaétan Barrette sur le projet de loi 17 visant la modernisation de l’industrie du taxi :

« On a l'impression désagréable que le projet de loi a été écrit pour ceux et celles qui sortent du Centre Bell et du Centre Vidéotron. »

 

Le député péquiste Martin Ouellet sur les députés ministériels durant l’étude des crédits budgétaires de cette année :

« Il fallait voir le désarroi de certains députés du gouvernement devant le rôle qu'ils avaient à jouer lors de ces crédits, c'est-à-dire de lire des questions plantées... »

 

Le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, sur le virage numérique au Parlement et ce qu’il souhaite pour les députés :

« Ce que je souhaite, puis ce vers quoi on veut aller, c'est que, lorsque vous prenez des décisions, lorsque vous décidez de poser un geste et une action, ceux et celles que vous représentez puissent vous suivre quasiment à la trace. »

 

Sur le miel de l’Assemblée :

« Savez-vous un des présents les plus appréciés que j'ai l'occasion de donner quand des gens viennent ici? C'est un pot de miel de l'Assemblée nationale. Les gens disent : Vous avez des ruches? On a un potager, on a des jardins, encore faut-il les faire connaître. »

 

Le député solidaire Vincent Marissal sur la rémunération du nouveau PDG d’Investissement Québec, Guy LeBlanc :

«Non seulement le salaire de 1 million de dollars... on apprend aussi que le nouveau P.D.G., l'ami du ministre, aura droit à toutes sortes d'avantages, comme un abonnement au gym. À 1 million de dollars par année, je pense qu'il peut se payer son Énergie-Cardio tout seul. C'est quoi après? Les cuissards de vélo l'an prochain? Est-ce qu'on va payer la pension du chien quand il va prendre ses vacances? »

 

La députée libérale Isabelle Melançon sur le projet de loi 2 et l’interdiction de fumer du cannabis sur la voie publique :

« On ne peut pas aller dans les lieux publics, on ne peut pas le faire à l'intérieur de l'appartement. Et, lorsque j'ai entendu le ministre dire : bien, ils se rabattront sur les muffins au pot, j'ai trouvé ça très moyen comme propos, voire même triste. »

 

La députée péquiste Lorraine Richard sur l’impunité des fraudeurs au Québec :

« Si j'étais l'autre côté de la rue puis que j'étais à 125 milles à l'heure dans une zone de 90, on me donnerait un ticket. Si je ne le paie pas, je vais peut-être faire de la prison. Par contre, si je fraude le gouvernement pour des centaines de millions de dollars... ou avoir de l'argent dans les paradis fiscaux, aller me promener dans le Sud, partout sur la planète puis... même pas me tracasser, même pas me tracasser qu'un jour je vais être derrière les barreaux. Il faut qu'un jour, ces gens-là aient des comptes à rendre. »

 

La députée solidaire Catherine Dorion sur les réponses qu’offre la ministre de la Culture, Nathalie Roy, sur différentes problématiques en culture :

« La ministre dit tout le temps : c'est vrai que c'est un problème, je suis d'accord avec vous, on va regarder ça. Et je veux reconnaître son talent pour être d'accord et pour passer tout son temps de réponse à être d'accord, sauf que là ça fait sept mois qu'elle est ministre. »

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