(LCP) Les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale ont dénoncé à tour de rôle les délais d’attente pour obtenir les services d’un psychologue dans le réseau public québécois.

 

« Quand on n'a pas le sou pour aller consulter au privé, il y a des listes d'attente de six mois, un an, deux ans pour avoir de l'aide, du soutien dans le réseau public. C'est un constat d'échec. Mais partout, surtout, c'est une bombe à retardement pour le Québec », croit la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé.

 

C’est un dossier important, reconnaît le premier ministre. « On considère qu'avant la pandémie il y avait 2 % des Québécois qui souffraient de santé mentale. Aujourd'hui, on calcule que c'est 15 %. 15 %. », convient-il. « On s'est donné comme objectif d'ajouter 300 ressources additionnelles. Moi, je suis le dossier, là, à chaque semaine. On a actuellement trouvé 254 des 300 personnes », affirme François Legault.

 

« Pour ceux qui nous manquent, on regarde cette possibilité-là d'aller chercher des psychologues au privé. Évidemment, il faut regarder toute la question de la rémunération de ces personnes-là pour être attractif », poursuit-il.

 

Délestage

En plus des délais qui s’allongent, « on apprend que les psychologues risquent d'être délestés pour faire du dépistage », reproche pour sa part le porte-parole libéral en matière de santé mentale, David Birnbaum.

 

« Lorsqu'on a donné des orientations aux différents P.D.G. des CISSS et des CIUSSS à savoir quel pouvait être le délestage qui pouvait être fait, c'est certain qu'on a demandé à minimiser l'impact sur la santé mentale parce que c'est un enjeu important », répond le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

 

« Est-ce que la réponse sera la même dans chacune des régions? La réponse, c'est non, parce que nous avons besoin de personnel pour être capables de faire différentes activités, mais je crois que d'associer le dépistage avec la santé mentale, pour moi, ce n'est pas la bonne chose à faire », affirme-t-il.

 

Équipes de soutien

Le critique du PQ en santé, Joël Arseneau, lui propose déployer des équipes de soutien en santé mentale, « formées de professionnels compétents », directement dans les milieux à risque, notamment dans les hôpitaux, les CHSLD et les écoles.

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