(LCP) La promesse du gouvernement caquiste de brancher à Internet haute vitesse d’ici deux ans les 340 000 maisons au Québec qui ne sont toujours pas branchées semble plus complexe que prévu.

 

« On a rencontré les différentes entreprises. Elles nous disent qu'elles sont toutes prêtes à signer pour les 340 000 maisons, mais elles ne sont pas capables, en particulier Bell », a soulevé le premier ministre, hier.

 

« Puis dans certains cas, c'est d'autres entreprises, mais qui ont besoin des poteaux de Bell. J'ai demandé au président de Bell, Mirko Bibic, de le rencontrer le 19 octobre et j'ai bien l'intention d'essayer de le convaincre que tout soit fait pour l'automne 2022, comme promis », a affirmé François Legault.

 

Sa ministre déléguée au Développement économique régional, Marie-Eve Proulx, avait cependant laissé entendre, quelques minutes auparavant, que son gouvernement s’engageait « à ce que tout le monde connaisse la date de son branchement » d’ici 2022, « puis idéalement, tout le monde va être branché ».

 

La nuance a fait sursauter l’opposition. « On joue toujours sur les mots. Là, en 2022, on va savoir la date. Bien, en 2024, 2025, 2026? Il faut rappeler qu'une des régions dont elle est responsable, le Bas-Saint-Laurent, le déploiement d'Internet haute vitesse est une priorité prioritaire, à court terme », a réagi le député péquiste Harold LeBel.

 

Selon la députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, la CAQ tarde à remplir sa promesse. Elle réclame le déploiement, « sans plus attendre », d’un réseau de fibre optique public.

 

« Avoir une bonne connexion Internet à un prix abordable, ça devrait être le strict minimum à l'heure où le télétravail est devenu la norme pour beaucoup de gens. Pourtant, des centaines de milliers de Québécois doivent encore prendre leur mal en patience en travaillant de la maison avec une connexion insuffisante pour leurs besoins professionnels », déplore-t-elle.

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