(LCP) « Notre objectif, c'est d'être capables de repartir l'économie dans tous les secteurs, que ce soit le manufacturier, que ce soit le tourisme, que ce soit... Tous les secteurs sont différents. Mais les infrastructures est une pièce clé, et c'est pour ça qu'il faut être capable de sélectionner des projets et de les réaliser rapidement. Mais ça peut se faire dans le respect de nos valeurs. »

 

Ce sont les propos du président du Conseil du trésor, Christian Dubé, alors qu’il venait d’entendre la vérificatrice générale exprimer ses préoccupations relativement au projet de loi 61 visant la relance de l’économie du Québec et l’atténuation des conséquences de l’état d’urgence sanitaire déclaré le 13 mars 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19.

 

On sait que le ministre travaille sur le dépôt d’amendements. Mais il maintient que dans le contesté article 50, il ne faut voir aucune mauvaise foi de sa part. Cet article « nous permettait de pouvoir répondre à la commission Charbonneau sur la recommandation 15, de donner des liquidités aux entreprises. Et j'en prends cent pour cent du blâme, s'il a été écrit d'une façon qui a permis à des gens de penser qu'on mettait en doute la façon de faire et les recommandations de la commission Charbonneau. C'est le contraire », assure-t-il.

 

« Je ne veux pas que les citoyens n'aient aucun doute sur notre objectif, qui était de répondre à un des enjeux qui ont été soulevés par la commission Charbonneau. Jamais je n'accepterai qu'on remette ça en doute, jamais. Et ça, pour moi, on va le clarifier. »

 

Par ailleurs, Christian Dubé confie qu’il a d’autres ambitions pour l’Autorité des marchés publics. « L'AMP, elle n'est pas là où est-ce qu'on voudrait qu'elle soit aujourd'hui. Je l'ai dit souvent, c'est un organisme qui est jeune, qui a eu un mandat x qui venait du précédent gouvernement qui était normal probablement dans les circonstances. Mais, au fur et à mesure qu'on évolue avec l'expérience qu'on a, est-ce que c'est un mandat qui pourrait être agrandi? Moi, je pense qu'il faut faire les choses correctement, puis en temps et lieu, mais rapidement, on va venir avec des améliorations ou une plus grande étendue, et j'aimerais pouvoir le faire rapidement », dit-il.

 

Pour leur part, les députés Gaétan Barrette du Parti libéral, Vincent Marissal de Québec solidaire et Martin Ouellet du Parti québécois ont présenté les exigences en deçà desquelles, ils n’aideront pas le président du Conseil du trésor à adopter son P.L. 61.

 

Ils réclament le retrait de 13 articles dont l’article 50 qui confèrent des pouvoirs élargis de contourner les lois et les règles en matière d'intégrité, d'environnement et d'expropriation, les articles 31 et 32 sur l'état d'urgence et l’article 51 qui donne une immunité élargie contre les poursuites. Ils demandent d’accorder plus de pouvoirs à l’Autorité des marchés publics et un suivi serré de la vérificatrice générale sur chaque projet accéléré.

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